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title: "Pratiques non conventionnelles : l’État ouvre enfin le dossier des formations"
description: Le Syndicat des Sophrologues Indépendants
author: Alain Giraud - ADMIN
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## Le tri commence



Le signal politique est clair. Le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a demandé au Hcéres de proposer des pistes pour mieux réguler ces formations. Dans le même temps, une mission d’inspection a été lancée à l’Inspé de Dijon, après des interrogations sur la rigueur scientifique de certains contenus. L’enjeu n’est plus marginal : selon les chiffres cités publiquement par les reprises AFP, 203 diplômes universitaires ou interuniversitaires jugés problématiques étaient recensés en 2025. En avril, la Conférence des doyens de médecine appelait déjà à un état des lieux, à un audit et au retrait des formations fondées sur des pratiques non validées.



## Le vrai enjeu



![ChatGPT Image 31 mai 2026 12 45 44](https://syndicat-sophrologues-independant.fr/images/2026/ChatGPT_Image_31_mai_2026_12_45_44.png)



Au-delà des campus, c’est toute la question du cadre qui revient sur la table. La [DGCCRF](https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/signaler-un-probleme) avait relevé un taux d’anomalies de 68 % lors de contrôles menés en 2018 sur 675 praticiens, puis encore 66 % lors d’une nouvelle campagne entre 2020 et 2021. Allégations trompeuses, confusion avec le champ médical, défauts d’information : l’administration rappelle que ces pratiques ne doivent en aucun cas se substituer à un suivi médical.



## La ligne portée par le SSI



Du côté de la CPPAS et du SSI, la ligne défendue est celle d’une régulation lisible : transparence sur les formations, audit des cursus insuffisamment étayés, encadrement des intitulés, déontologie claire et distinction nette entre accompagnement à la santé et acte médical. Cette orientation est cohérente avec les textes publics de la CPPAS, qui défendent des standards communs, un cadre éthique partagé et une démarche explicitement non médicale.



Membre fondateur de la CPPAS, le SSI s’inscrit dans cette exigence de clarté ; son président, Alain Giraud, en est le secrétaire général. Au fond, le message est simple : mieux structurer pour mieux protéger.
